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Blog personnel avec mes centres d'intérêt : actualité économie libérale, politique,lecture, informatique etc..

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A propos de la Chine

A l’occasion de la visite du Président Hu Jintao et compte tenu de l’importance de ce pays sur l’échiquier mondial, il me semble utile de connaitre  un peu mieux son histoire.

Chacun sait que la Chine a une très ancienne histoire, mais sait-on qu’en tant qu’empire  elle existait déjà au temps de Platon et d’Aristote et que sa civilisation est vieille de 4 000 ans ?

A ce sujet je me permets de conseiller un excellent ouvrage de  : John K. Faibank et Merle Goldman “Histoire de la Chine des origines à nos jours” qui a été  traduit de l’américain et édité en France en 2006 chez Tallandier.

Cet ouvrage de plus de 600 pages s’adresse à tous les publics qui souhaitent avoir une vue panoramique de l’histoire de cet immense pays. Il est très documenté et en même temps accessible au public non initié, ce qui est mon cas . Je joins ici  le résumé qu’en fait le site Histobiblio.com :

“L’ouvrage, un classique unanimement salué par la critique et traduit en plusieurs langues, se veut une synthèse à la mesure de son ambition : dresser un panorama de l’histoire chinoise, de la Préhistoire à l’ère post-Mao. Au risque d’énoncer une formule creuse, il est en effet impossible de comprendre la Chine d’aujourd’hui, ses rapports avec le monde, sa société, ses mutations, sans connaitre les milliers d’années qui l’ont forgée. De fait, l’historien américain John Fairbank s’est efforcé de retracer cette longue histoire, sachant qu’à la suite de son décès en 1991 l’ouvrage a été complété par l’universitaire Merle Goldman.

On ne s’attachera pas à résumer ce livre à la fois dense et concis, mais il faut souligner les tentatives de Fairbank de cerner au mieux les continuités de l’évolution chinoise, sans renier les apports de la géographie, si décisive compte tenu des disparités, en termes de géologie, de ressources et de modes de vie, entre le nord et le sud, ni de la sociologie. Quoique suivant un fil chronologique, l’ouvrage se veut moins un exposé à froid de l’enchainement des év7nements qu’une analyse – pénétrante – de la construction étatique et sociale d’une nation. De cette manière, Fairbank cherche à comprendre pourquoi la Chine, longtemps première puissance mondiale, a-t-elle pu rester à la traine de l’Europe à compter du XIXème siècle.

A cet effet, l’historien américain accorde une extrême importance au développement philosophique et religieux, du confucianisme au bouddhisme, du néo-confucianisme au christianisme (très minoritaire), ce vaste corpus ayant tissé les liens sociaux, et fondé les rapports de l’individu à l’Etat… non sans contradiction, au demeurant : Etat confucéen, à ce titre pétri de cosmologie et soucieux de maintenir une place pour chaque être et chaque être à sa place, l’Empire chinois reposait sur la sagesse politique de son maitre, l’Empereur, Fils du Ciel, mais cette légitimité se voyait remise en cause en cas de troubles sociaux ou de catastrophes naturelles, facteurs de désordre par excellence, condamnés en tant que tels par le confucianisme. Or, l’Empereur était également titulaire de la violence étatique : en faire usage n’impliquait-il pas de prouver son incapacité à faire régner l’harmonie ?”

J’ai été vraiment passionné par cet ouvrage , c’est pourquoi je ne peux que recommander sa lecture. MC

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