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La leçon à tirer des troubles tunisiens, c’est qu’à l’époque de la mondialisation économique et surtout médiatique, un peuple qui a progressé économiquement et intellectuellement n’accepte pas éternellement la privation de liberté d’opinions et une trop grande injustice sociale. Il ressent le besoin de donner son avis par des élections.
De plus la confiscation du pouvoir par un homme et une oligarchie doublée de népotisme pendant 24 ans, n’a pas résisté à la crise économique. Certes, ce pouvoir a su protéger son peuple des extrémistes islamique, conduire la modernisation de son pays et favoriser ( à la suite de Bourguiba) l’émancipation des femmes. Sans doute l’histoire lui rendra-t-il justice sur ces sujets.
Le cas de la Tunisie est unique dans le monde arabe ! C’est la première fois qu’un de ces pays arrive à “déboulonner” son Président ! Gageons que cela va donner des idées à d’autres, bien que je doute que des pays comme l’Egypte ou la Syrie et d’autres soient assez mûrs pour cela, à suivre cependant ?
Pour le moment, nul ne peut présager de la suite des évènements, souhaitons cependant que le calme revienne et que des élections puissent être organisées au plus vite. Cela ne résoudra pas les problèmes qui se poseront de toutes façons aux successeurs de Ben Ali, mais quand même permettra à la démocratie de s’instaurer dans ce pays, qui la mérite bien.