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Les socialiste français se croient encore au temps du “Programme commun” de Mitterrand et des communistes ! Dans le programme qu’ils ont fait adopter par leur militants figurent entre autres promesses ce qu’ils appellent “L’égalité réelle” c’est-à-dire : la scolarité obligatoire dès trois ans et jusqu’à dix-huit ans, le triplement du nombre d’enfants accueillis en crèche, un revenu aux jeunes sans formation, l’augmentation des salaires, une aide au départ en vacances pour les jeunes défavorisés… etc..
Comment peut-on proposer un tel programme, alors que nous ne sommes pas encore sortis de la pire crise économique depuis année les 30, que notre pays est en déficit depuis plus de 30 ans et que nous croulons sous le poids d’une dette abyssale ? D’autant que la France en matière sociale, même si tout n’est pas parfait, est plutôt parmi les mieux lotis (sauf peut-être les pays scandinaves).
Encore une fois, c’est l’idéologie qui prédomine, dans ce programme, alors que notre Etat est déjà tentaculaire, les socialistes se proposent de lui confier encore plus de leviers !
C’est effrayant, comment les modernistes de ce parti ne comprennent-ils pas que l’Etat, même avec les meilleures intentions du monde, c’est le règne de l’irresponsabilité, c’est l’assurance d’encore plus de fonctionnaires et donc de plus de déficits et d’inefficacité ?
Et le pire, c’est que cette fois ils ont des chances d’être élus ! Car comme l’avait fort bien vu Tocqueville (1805 / 1859) : “Entre la liberté et l’égalité les français choisiront toujours l’égalité” c’est navrant mais c’est ainsi, autrement dit “La planification par le bas” !
Pour ma part, je me revendique libéral et cependant je ne suis pas un antisocial, mais j’estime qu’il faut d’abord produire, en favorisant la liberté d’entreprendre, en ne taxant que ce qui est nécessaire, en favorisant fermement le travail plutôt que la quête aux faveurs de l’Etat-Providence et en diminuant drastiquement le nombre de fonctionnaires ou employés de l’Etat.
Car celui-ci (Etat) doit se replier sur ses fonctions régaliennes : Sécurité, Justice, défense et éducation nationale, celle-ci devant à mon avis être mise en concurrence avec le secteur privé, en garantissant à tous les citoyens, l’égal accès à l’instruction et à la formation. Ce système pouvant être mis en place par une allocation personnelle à l’élève, comme cela existe dans d’autres pays.
Il va de soi, qu’il n’est pas question dans mon esprit qu’il n’y est plus de systèmes d’assurances sociales, familiales, retraites etc.. etc.. Mais je pense que la société civile est mieux à même de proposer des systèmes efficaces mis en concurrence et contrôlés par les assurés eux-même.
Bien évidemment tout cela évoluant dans le cadre de systèmes privés (j’entends par privé, des Société d’Assurances ou des caisses mutualistes également) garanties par la loi, mais pas gérés par l’Etat ou des organismes exclusifs !
L’Etat ne doit intervenir directement que dans les cas sociaux les plus importants et dont les familles ne sont pas en mesure de venir en aide ! Il faut en effet “RESPONSABILISER” à tous les niveaux de notre société, car celle-ci à habitué chacun de nous à perdre toute notion de responsabilité. C’et à une véritable “Rééducation sociale et civique ” qu’il nous faudrait appeler ! Vaste programme, car nous sommes tous contaminés par le mode de fonctionnement de notre pays.
Ci-dessous deux opinions sur la marche des sociétés humaines civilisées du monde occidental, celle de Turgot et Tom Paine. certes, ces hommes vivaient dans une autre époque, mais leur conception de la liberté individuelle et du rapport de l’individu à l’Etat doit nous interpeler quelque peu, dans une société comme la nôtre où l’Etat régente déjà beaucoup nos vies et où certains de nos compatriotes ne rêvent que d’aller encore plus loin dans cette voie !
Marcel CACAUD
« La politique à mener est donc de laisser la nature, sans prétendre la diriger. Car pour diriger les échanges et le commerce, il faudrait être en mesure d’avoir connaissance de toutes les variations des besoins, des intérêts, et de l’industrie de l’homme à un niveau de détails tel qu’il est matériellement impossible à obtenir, même par le plus habile, le plus actif, et le plus informé des gouvernements. Et même si un gouvernement possédait une telle multitude d’informations détaillées, la solution retenue serait de laisser les choses se passer exactement comme elles le font d’elles-mêmes, par la seule action de l’intérêt des hommes invité par la libre concurrence » Turgot.
Turgot (1727 / 1781) ministre de Louis XVI et proche des philosophes pré-révolutionnaires.
“Le gouvernement officiel ne dirige qu’une petite partie de la vie de la civilisation. C’est des grands principes fondamentaux de la société et de civilisation – la circulation incessante d’intérêt, qui passent par ses millions de canaux, tonifie l’homme civilisé tout entier – c’est de ceux-ci, infiniment plus que tout ce que même les meilleurs gouvernements institutionnels pourrait effectuer, que dépendent la sécurité ainsi que la prospérité de l’individu et l’ensemble de la société. In fine, la société réalise pour elle-même presque tout ce qui est attribué à l’Etat. Cet Etat ne doit servir qu’à prendre en charge les quelques cas que la société et la civilisation ne peuvent aisément réaliser ». Tom Paine
Thomas Paine (1737-1809), républicain déiste, est l’un de ces hommes des Lumières qui ont le mieux illustré, par leurs écrits, par leurs engagements politiques et religieux,mais aussi par leur existence même, leurs déplacements géographiques et leurs activités, les révolutions transatlantiques du XVIIIe siècle. Ce « citoyen du monde », ou « citoyen universel » comme il aimait se définir, successivement anglais, américain et français, fut, tout au long de sa vie, l’un des défenseurs les plus ardents et les plus généreux du processus révolutionnaire. Pour un homme tel que Paine, seuls l’usage bien compris de la raison et la révolution « active » pouvaient, en permettant l’épanouissement de l’individu rendu enfin à lui-même, assurer le progrès du genre humain et poser les conditions du bonheur individuel et collectif (Les droits de l’homme).