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Aussi loin que je me rappelle, du moins dès ma prise de conscience politique, j’ai été pour l’Union européenne (qui d’ailleurs ne portait pas ce nom au départ) mais j’étais plutôt pour l’Europe des nations. C’était avant la fin de la guerre froide, et surtout avant la mondialisation.
Aujourd’hui je suis convaincu que nous sommes à un tournant et que notre salut économique au moins pour la “Zone euro” nous conduit vers plus de fédéralisme, je crois même que c’est la condition “sine qua non” de notre survie. Je pense aussi qu’inévitablement cela nous conduira au fédéralisme politique.
Bien sûr, en moi, la fibre nationale, se rebelle quelque peu, mais la raison doit prévaloir ! Et puis croit-on que nos vieilles nations européenne disparaitront dans une Fédération ? Je ne le pense pas, car s’il y a un exemple à regarder de près c’est celui de nos vieilles province françaises, malgré le centralisme très poussé de notre pays, il y a toujours des “Provençaux , des Berrichons, des Alsaciens… etc.. Plus loin de nous dans les Etats Unis d’Amérique, qu’il y a-t-il de commun entre un Texan, Un Newyorkais ou un Californien ? Et pourtant nous sommes tous Français et nos amis d’outre Atlantique sont tous des Américains !
Alors, il nous faut dépasser notre nationalisme étroit, il n’est plus de saison. L’urgence est d’abord économique, si nous voulons sauver notre monnaie européenne ( et c’est une nécessité), il nous faut aller dans ce sens et vite. Des premiers pas dans cette directions ont déjà été fait, mais cela est trop peu, il faut aller beaucoup plus loin. La zone euro me semble-t-il pourrait être le Groupe d’Avant-Garde pour expérimenter des avancées substantielles en matière économique et l’Allemagne et la France semblent décidées à avancer ensemble.
L’Allemagne à sans doute la plus à perdre dans cette aventure, en effet, pour sauver l’euro il faudra accepter un peu d’inflation et donc une dévaluation de facto de celui-ci, et l'Allemagne chacun le sait est allergique à l'inflation, pour des raisons historiques bien connues.
Mais si la zone euro devait disparaitre ce serait pire encore pour elle, car le mark fort renaitrait et les excédents commerciaux de l’Allemagne disparaitraient rapidement et ses principaux clients (qui sont rappelons-le en Europe) seraient en fâcheuse position ! Alors l’Allemagne a je le crois intérêt à défendre la monnaie européenne.
Bien sûr, ce ne sera pas facile, et faire accepter cela à nos concitoyens ne sera pas simple; mais ne dit-on pas que “nécessité fait loi” !
Marcel Cacaud