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Blog personnel avec mes centres d'intérêt : actualité économie libérale, politique,lecture, informatique etc..

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"Coup de tabac" politique à Montaigu

Le vote organisé les 21 et 28 novembre dans mon canton de Montaigu en Vendée avait pour objet  l’élection d’un nouveau  Conseiller Général afin de remplacer  Philippe de Villiers démissionnaire le 31 octobre dernier. Celui-ci était par  ailleurs Président du Conseil Général de Vendée et Président du *MPF. Pendant 22 ans il régna en maitre quasi absolu sur le département.

Pour être juste, il contribua largement à l’essor de la Vendée, même si toutes ses réalisations n’avaient pas été initiées par lui, car la Vendée avait déjà entamée sa mue avant son arrivée. De plus, avant la décentralisation de 1984  les  Conseils Généraux n’étaient pas dotés de moyens économiques indépendants, ce qui limitait leurs pouvoirs.

Par ailleurs ses entreprises privées Alouette FM, Cinéscénie et Grand Parc du Puy du Fou ont apporté beaucoup à la Vendée, sur ce plan là c’est une réussite remarquable, qui est vraiment imputable à M. De Villiers. On ne peut que se féliciter et le féliciter de cela.

Là où il était le plus critiquable, incontestablement, c’était sur ses méthodes ! Il ne supportait pas la contradiction, si on adhérait à sa majorité, cela devait être totalement et sans “murmure” !

Afin de bien tenir sa garde rapprochée il avait promu à ses côtés Bruno  Retailleau qui a été longtemps un des piliers du Puy du Fou, puis Véronique Besse qui fut sa secrétaire et devint député de Vendée à la place de De Villiers quand celui-ci fut élu député européen.  Devenu Conseiller général du Canton de Mortagne puis vice-président du Conseil Général de Vendée, Bruno Retailleau est ensuite devenu sénateur MPF de Vendée, par la grâce de son mentor.

Rien de répréhensible à cela, sauf que ces deux là lui devaient tout, d'abord leurs emplois et ensuite leurs carrières politique ! Conscient de ce qu'il lui devait Bruno Retailleau,qui est quand même diplomé de Sciece Po, a mis ses pas dans ceux de son "patron", jusqu'au jour où les options prises par celui-ci ne lui convenant plus et estimant sans doute par ailleurs avoir payé son dû, a commencé à prendre ses distance.

Cela équivalait à un “Casus Belli” pour De Villiers ! Bruno Retailleau fut poussé à la démission du Puy du Fou, ce qui entraina des mouvements divers au sein même des instances de l’Entreprise.Ensuite tout s'enchaina, Bruno Retailleau donna sa démission du MPF, trop ancré à  son goût à la droite de la droite !

Puis enfin, ce fut la mise en minorité probable à court terme du Président, par la Majorité “UMP Centristes, MPF” au Conseil Général de Vendée, une partie de celle-ci las du système avait pris fait et cause pour Bruno Retailleau. Philippe de Viliers l’ayant compris à donné sa démission de Président et de Conseiller général du Canton de Montaigu.

Je dois dire, pour ma part, que n’ayant (bien que de droite modérée) jamais été villiériste j’ai trouvé qu’il avait démissionné avec un certain panache !

C’est donc la raison pour laquelle nous avions une cantonale partielle dans le pays montacutain, les 21 et 28 novembre dernier. Au premier tour tous les partis nationaux étaient représentés : Communistes, PS, Verts, etc.. et le représentant de la Majorité départementale (UMP. Centre, MPF) en la personne du président de la Communauté de communes de Montaigu et Maire de Montaigu Antoine Chéreau (villiériste convaincu) et enfin un non inscrit local Michel Allemand se disant “apolitique” mais plutôt de droite modéré.

Résultats du premier tour Antoine Chéreau 42 % et Michel Allemand 24 % le PS à 17 % etc.. c’est à dire que seuls Chéreau et Allemand étaient qualifiés pour le second tour !

Au second tour Michel Allemand l’emporte avec  50, 91 % contre Chéreau à 49,09 % !

Evidement cela a fait du bruit dans “le Landernau” de Montaigu.

Bien sûr, c’est de la petite histoire, cela ne changera pas la physionomie politique de la France ! Cependant j’en tire une leçon, lorsque l’on veut gouverner de façon autoritaire et personnelle, un jour ou l’autre cela vous revient comme un boomerang ! 

 Marcel Cacaud

*Le MPF, ce parti fondé par M.de Villiers est un mouvement souverainiste et conservateur de droite. Coincé entre l’UMP et le Front National il n’à jamais vraiment réussi à décoller. De plus Philippe de Villiers, même s’il est brillant n’a pas, ou peu  de charisme, ni de qualité de débatteur. Ses résultats n’ont donc jamais été probants sur le plan national.. à son grand regret !

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